
Projets et / ou initiatives
Les "junior association" pour
les jeunes de moins de
18 ans !
Le concept de " junior association " a été créé en 1998, à l'initiative des pouvoirs publics et de différents groupements soucieux de faciliter la mise en oeuvre par les jeunes des projets ou initiatives dont ils sont porteurs. Participent ainsi au Réseau National des Juniors Associations (qui est une association loi 1901) : La Ligue de l'enseignement, L'association J.Presse, le GIP DEFI Jeunes, la Fédération nationale des centres sociaux, la Confédération des MJC de France.
Qu'est ce qu'une " junior association " ?
Une " junior association " est un dispositif qui permet à des
jeunes de moins de 18 ans, porteurs d'un projet (dans les domaines les plus
divers : sportif, culturel, accès à la citoyenneté...),
de se regrouper pour mettre en oeuvre ce projet, dans un cadre offrant une
certaine sécurité, et avec l'appui d'une personne relais présente
dans chaque département. Précision importante, la " junior
association ", malgré sa dénomination, n'est pas une association
proprement dite soumise à la loi du 1er juillet 1901 : il s'agit d'un " label " permettant
de bénéficier d'un certain nombre d'avantages. S'agissant de
ses membres, il faut savoir qu'une junior association peut accueillir des
majeurs, mais qu'il doit y avoir une majorité de jeunes âgés
de moins de 18 ans, et des mineurs en situation de responsabilité.
Comment créer une " junior association " ?
La procédure est volontairement très simple, afin de permettre
l'accès du plus grand nombre à ce dispositif. Les jeunes intéressés
doivent, une fois leur projet défini (objectif, moyens, membres, organisation,
définition des besoins à mettre en oeuvre,...) :
- retirer un
dossier d'habilitation auprès du relais départemental " junior
association ",
- déposer ce dossier une fois rempli auprès du réseau
national des " juniors associations ".
A noter que, pour la définition de leur projet, les jeunes peuvent
demander l'appui de la personne qui assume la fonction de relais départemental
dans le département où ils résident.
Quel est l'intérêt d'être reconnu " Junior Association " ?
Les projets qui obtiennent le label " junior association " disposent d'un certain nombre de moyens pour être mis en oeuvre dans les meilleures conditions. Sont ainsi associés à l'obtention de ce label :
- l'octroi d'une assurance destinée à couvrir les activités
de l'association et tous les problèmes liés à la responsabilité civile
des mineurs qui la composent (cette assurance est gratuite pour la " junior
association ") ;
- la possibilité d'ouvrir un compte bancaire et de disposer d'un chéquier
au nom de la junior association, et ce grâce à un partenariat établi
avec un établissement bancaire ;
- le bénéfice d'outils destinés à faciliter l'organisation
de la structure et d'actions de formation.
La qualité de " junior association " est reconnue pour
une durée d'un an, renouvelable.
Où faut-il s'adresser ?
Les jeunes qui souhaitent obtenir, pour leur projet d'activités,
le label " junior association " doivent s'adresser au relais départemental,
auprès duquel ils obtiendront tous renseignements utiles pour entreprendre
les démarches nécessaires. Ses coordonnées peuvent être
obtenues au réseau
national " junior association " au : 01 43 58 98 70
Conclusion
Le mineur aune place dans l'association, et il peut valablement l'occuper, même s'il existe des restrictions et des réticences.
Les obstacles et les incertitudes qui subsistent peuvent tomber avec l'évolution
du droit, notamment sous l'influence des règles européennes
ou internationales sur le droit français. L'exemple le plus significatif
est la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée
par la France en 1990, qui précise dans son article 15 que les " états
parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association
et à la liberté de réunion pacifique ". S'appuyant
sur ce texte, le bureau des associations de la Préfecture de Paris
a donné son aval à l'élection d'un mineur à la
présidence d'une association, estimant que la Convention internationale
prévalait sur la loi française. Comme une illustration des
incertitudes qui entourent ces questions, on soulignera toutefois que, selon
la Cour de cassation, les dispositions de la convention internationale des
droits de l'enfant ne sont pas d'application directe, c'est-à-dire
que sauf validation législative, elles ne prévalent pas en
tant que telles sur le droit français.
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